"La Grande Vie"

"La Grande Vie - souvenirs et traces indélébiles" est une autobiographie plutôt poétique et illustrée.

"La Grande Vie" ou "En quête d'Amour" ou bien encore "En quête de Famille", certainement une quête d'absolu... Un voyage aigre-doux dans la mémoire adolescente à la recherche de moi-même, des vérités oubliées, des actes manqués, des lettres égarées et d'un amour inachevé, une princesse belle comme une étoile filante qui hante toujours ma mémoire.Brigitte Briot

Ce livre est tiré à 80 exemplaires (série limitée et numérotée) par procédé d'impression photographique numérique de grande qualité. Il est vendu au prix coûtant de 40 euros et chaque exemplaire est dédicacé.

Et/ou offert gracieusement en fichier PDF sur simple demande.

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Brigitte Briot 30 longues années d'attente pour quelques secondes de bonheur éternel

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Au début il n’y avait rien !

Enfin je crois qu’il n’y avait rien...

 

Juste...

 

Non en fait, je ne sais pas ! ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits :

 

 

 

La grande montagne...

 

30 juin... en France... 1972

 

          Depuis toujours au plus profond de mes souvenirs, nous passons de temps à autre devant ”la grande montagne”. Elle est différente... immense et très belle, presque blanche, très régulièrement formée. Aucun arbre ne pousse dessus. Depuis la voiture elle apparaît droite et plate. Je pense aussi qu’elle est très verticale... C’est une paroie rocheuse abrupte... Vu d’ici c’est sûr, c’est très abrupt !... Tout le monde la remarque, du moins je l’espère. Son apparition me surprend toujours, si rapide. Peut-être parce que d’une fois à l’autre on l’oublie ? Mais si captivante, si fascinante... comment l’oublier ? Très certainement à cause des Glups avec lesquels nous jouons en voiture. Les Glups sont de petites figurines en caoutchouc mou que l’on obtient dans certaines stations essence, en cadeau. Il y en a de toutes les couleurs. C’est très fragile un Glups... D’un simple coup d’ongle n’importe qui lui fait une marque, une trace... Par contre on peut l’écraser au creux de la main... le serrer très fort, l'aplatir, le torturer... Il subit tout cela sans rien dire et quand on le relâche, il reprend toujours sa forme initiale... comme si de rien était !!! J’adore les Glups, et Richard aussi. Richard c’est mon petit frère, 3 ans de moins que moi... enfin 3 ans et demi... c’est presque pareil.

“La grande montagne” prend forme et grandit devant mes yeux tandis que la voiture avance... Nous sommes à l’arrière de la DS de Papi sur la confortable banquette. C’est un tissu très doux et rouge sur lequel nous organisons pendant le voyage des histoires de Glups pour passer le temps.. Les deux mains et le nez collés à la vitre, la bouche ouverte, je ne veux rien perdre du spectacle... La “grande montagne” apparaît derrière une colline toute claire elle aussi, à peine parsemée de petits pins... La “grande montagne” me regarde... On dirait qu’elle rassure... comme une mère. Oui c’est ça... comme une mère ! C’est sa couleur qui fait ça... elle est très claire alors que les autres montagnes sont plutôt foncées et recouvertes de forêts qui font un peu peur... Elle est seule... On la voit bien. J’ai toujours envie de la consoler, je crois qu’elle est triste. Richard renverse tous mes Glups. Il souhaite provoquer un combat de Glups... “Non non, je ne joue pas, s’il te plaît, laisse-moi regarder la “grande montagne” !!! Richard est trop petit... la “grande montagne” ne l'intéresse pas... pas encore... ou bien “la grande montagne” ne lui a pas encore parlé... Oui... elle me parle à moi !... Je ne sais pas trop ce qu’elle me dit... mais je suis sûr qu’elle me parle... je l’entends me chuchoter des choses... et puis oui... moi aussi je lui parle !... Tiens, cette fois je vais lui demander pour les dinosaures et les oeufs... Non je n’ai rien inventé... ce sont les grands, les parents qui en ont parlé en premier... Et puis elle est fidèle la “grande montagne”, je peux compter sur elle... Elle me regarde à chaque fois que je passe... Je crois bien qu’elle me reconnaît. Pourtant je ne passe pas ici très souvent... seulement quand je vais en vacances ou que j’en reviens !!! Mais moi aussi je suis fidèle... puisque je vais toujours en vacances chez Papi et Mamie. Non... sans les parents, ils restent à la maison pour travailler, c’est normal non ?...  Oui, à bien y réfléchir c'est arrivé une fois... de partir en vacances avec Papa et Maman !    Je ne sais pas !  Je ne sais pas si c’était bien parce que je ne m’en souviens plus !...      Mais je sais que c’est arrivé une fois !

 

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22 septembre 2011

"La grande découverte"

1974... Saint-Dié... janvier, le 7... je ne suis plus très sûr.

Dans la cour du lycée je discute avec mes copains. Nous parlons comme d'habitude de vélos, de maquettes d'avions et de mobylettes... Jean-Philippe nous raconte une blague ou deux, puis nous parle de ses cadeaux de Noël... Quel bavard ce Jean-Philippe !!! Il nous fait bien marrer. Hélas la cloche retentit... 14h. Après un "Et merde !!!” collectif, tranquillement nous nous dirigeons vers la petite porte à droite du bâtiment... Celle qui se trouve près des garages à vélo.... Nous suivons un groupe de... filles... Hé non non ! Nous les ignorons !!! ... De toutes façons une fille ça ne fait que se moquer de vous... En petits groupes elles discutent à voix basse en vous regardant du coin de l'oeil... puis elles rigolent toutes en même temps....

Quand par hasard une fille discute avec des garçons, au bout de deux minutes elle s'ennuie... et retourne dans son groupe... J'avais déjà remarqué qu'elles ne parlent jamais d'avions ou de mobylettes !... Elles préfèrent montrer leur nouvelles "Clark" ou raconter la naissance de leur nièce... Et franchement nous... on s'en fout complet... Elles sont pénibles... en plus c'est comme ça depuis le début de la 6ème... Nous, on ne leur interdit pas de venir un peu dans notre groupe, mais quand même, quand il y en a une, on ne peut plus raconter d'histoires cochonnes... 

Nous approchons de l'entrée, en continuant à discuter ensemble... Yves voudrait s'acheter un beau vélo de course avec l’argent de ses étrennes et puis carrément s’inscrire à des compétitions. Il m’épate. Ça bouchonne un peu... avec tous ces élèves qui entrent en même temps, c'est normal. On se rapproche du groupe de filles qui est toujours devant nous... elles sont aussi en 5ème, j'en connais une ou deux... les autres non... enfin de toutes façons, ça n'a pas grande importance... Je remarque simplement que celle qui se trouve devant moi, là tout près, est vraiment plus grande que la moyenne... oui... ou alors ce sont ses très longs cheveux qui faussent la vision... son groupe entre enfin... nous allons entrer à notre tour puis nous pourrons les doubler !... on préfère être les premiers... nous ne savons pas trop pourquoi mais c'est comme ça depuis toujours... alors... La grande qui est devant moi se retourne pour me tenir la porte et... mais ... elle est belle !... puis... très très belle !!!... c'est bizarre comme elle me regarde... elle s’est figée un instant... ses yeux sont bleus... pas n'importe quel bleu... un bleu comment dire... autre, unique... un bleu clair transparent... elle me parle ?... je crois qu’elle me parle... je ne sais pas... je n'entends pas vraiment... C’est à cause de ce bleu qui... oui le bleu de ses yeux... Il est très clair ce bleu !!!... Et son visage aussi... Et sa bouche, comment dire ?... Ses longs cheveux sont... elle m'hypnotise !... et qu'est-ce qu'elle est belle !!! Qu'est-ce qu'elle est grande aussi... beaucoup plus grande que moi !!! Ou est-ce moi qui tout à coup aurait rétréci ?... Mais pourquoi elle me regarde comme ça ? Je ne l'ai jamais vue auparavant... elle éblouit... je rétrécis encore !... Je crois qu’il se passe quelque chose mais je ne sais pas quoi... Et comment se fait - il qu’une fille soit si belle ? c’est pas normal ça !... D'habitude ce sont les voitures qui sont belles, ou bien encore une bille... c'est vrai ! parfois il y a une bille qu'on ne veut pas rejouer... on préfère la garder parce qu'elle est plus jolie que les autres... 

J’attrape la porte... elle rejoint ses copines...

Quel cours de math ? Non je ne crois pas qu'on ait eu math... ni anglais... enfin je ne suis pas trop sûr car je crois que je suis malade... Oui c'est ça, je dois être malade... non pas la fièvre !... non plus... Non je vous dis, je n'ai mal nulle part... c'est peut être le cœur... il battait tellement fort tout à l'heure !!! Beaucoup plus fort que d'habitude... je ne sais pas moi !... oui je t'entends... non je n'ai pas ouvert mes cahiers... je... Non je ne vois pas... enfin si !... je vois... je vois cette fille, elle est encore là... oui là juste devant moi... avec son sourire... non bien sûr, elle n'est pas là... mais si elle est là !... Enfin je crois qu'il n'y a que moi qui la voit... c'est à cause du bleu... du bleu de ses yeux... et ses cheveux !... elle m'a parlé ? Je ne sais plus, je crois... je n'en suis plus très sûr... mais bon sang qu'est-ce qu'elle est jolie !!!... Mais non ! pas comme une bille !...

Jusqu'à ce matin je ne pensais pas qu'une fille pouvait être plus jolie qu'une bille... et j’ai lu dans les livres... "ils" appellent ça : "le coup de l’éclair"... ou quelque chose comme ça... enfin je crois... et “ils” disent aussi que parfois ça dure très longtemps...

Brigitte Briot et Laurent Sauval

Brigitte Briot mon amour éternel

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J'espère ne pas être malade trop longtemps ! 

à 13 ans, peut-on savoir parler aux étoiles ?

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"La grande surprise"

Le 3 juillet 2007... la Bouilladisse... 15 h 11

Elle est au bout de ce téléphone et attend mon appel... je viens de lui dire par mail que je l’appelais... je dois l’appeler... j’ai attendu si longtemps... Je ne peux pas passer encore une fois pour un dégonflé !!! Le mail d’information automatique provenant du site internet “Copains d’avant” me prévient chaque semaine si quelqu’un s’est inscrit dans mon parcours scolaire... Depuis cinq ans, je reçois chaque semaine un mail identique... avec un ou deux noms qui souvent, ne me parlent même pas... Hier matin je connecte mon ordinateur et aussitôt je prends un 747 Jumbo en pleine figure !!! Ce nom que je n'espérais plus... le nom magique... c’est Brigitte ! c’est Brigitte !... J’ai envie de crier ma joie... Très vite le cœur s’emballe... mais elle s’est seulement inscrite, et ne cherche sûrement pas à me contacter...

Le doute... Vite je me rends sur sa page... Grosse déception ! Pas d’adresse, pas de tél. Je file aussitôt sur la mienne et j’affiche mon adresse mail... en très gros... Si elle cherche vraiment à me joindre, elle ne peut pas la louper !... Il n’y a plus qu’a attendre... La balle est dans son camp...

30 ans ! Presque jour pour jour.

Ce soir je resterai scotché sur mon écran... au cas où !... Et je fouille dans tous mes souvenirs ! Son visage tout d’abord... Un peu flou tout de même, mais elle est très belle c’est sûr... De très grands cheveux... Elle est brune, des yeux marrons... mais non ! Ils sont bleus... ça me revient... bleus clairs je crois... Oui c’est ça... de très beaux yeux bleus clairs !... Elle est très très grande... disons 1m 78 ou 79... voire même 80 ? pourquoi pas !... Non elle est châtain. Sa peau est superbement lisse... mais oui c’est une Princesse, c’est ma Princesse ! C’est une fée, une magicienne, une icône, une déesse, une... Ah la mémoire !... est - elle fidèle ?... Ma Princesse est encore dans mon cœur. C’est une petite flamme éternelle... tout au fond de mon cœur. Elle était rangée dans une petite boite en fer qui commençait à rouiller... Elle me manque... Quand je pense à elle, enfin à nous... j’ai mal ! Je m’en veux terriblement de n’avoir pas su la conquérir... et je lui en veux beaucoup de ne pas m’avoir laissé suffisamment de temps... En fait c’est une douleur... Brigitte est mon rêve éternel, mais aussi ma douleur inguérissable et mon échec !... Puis elle m’a abandonné... mais elle m'avait tenu la porte au lycée... et... tout est un peu flou maintenant...

Alors bien sûr tu as aussi 46 ans !... la Princesse n’a plus 13 ans, mais dans ma tête et mon cœur, le temps s’est figé sur 1977... la dernière fois que nous nous sommes rencontrés ! Un peu gênés nous avions échangé des banalités en buvant un diabolo citron... c’était début juillet... et puis ensuite ce fût le grand vide... 30 années de silence parsemées de chansons qui réveillent la douleur comme “J'T'emmène Au Vent” de Louise Attaque. 

Nos premiers échanges de mail depuis 13H17, sont consensuels et ont une certaine retenue... mais ce grand saut en arrière... c’est le passé qui ressurgit... Et je sais déjà, bien avant de l’appeler, que nous n’en sortirons pas indemne ! L’expérience sera puissante... car nous devons nous expliquer, nous devons nous dire la vérité... et coûte que coûte, nous devrons explorer nos mémoires, souffler la poussière et laisser réapparaître des choses qui vont nous faire du mal... peut être même modifier nos personnalités... d’autres choses nous feront du bien... c’est un tourbillon de nouvelles sensations qui s’annonce... Et ça fait un peu peur... J’aimerais me justifier car j’ai dû passer pour un lâche en 1974... ou au moins m’excuser pour avoir été certainement très maladroit ! Avant de t’appeler j’essaie de faire le point... Qui es tu pour moi aujourd’hui ? Tu es la Princesse de 13 ans qui hante mes rêves depuis toujours... Tu n’es plus qu’un rêve ?... Un beau conte de fée pour les enfants un peu égarés que nous étions ? Mais tu es le rêve qui m’a construit... Si je t'appelle, je risque de détruire mon rêve... et je l’aime mon rêve... Je l’entretiens aussi même s’il me fait mal au coeur parfois... ce rêve est à moi... ce rêve c’est moi... je ne voudrais pas me détruire... tu es en moi... et je te ressens comme mes fondations... au même titre que “la grande montagne”... mais aussi comme “l’origine du monde”... Oedipe, je te hais !... C’est peut-être toi qui m’a créé... Tu fais partie intégrante de mon être... Alors je ne veux pas risquer de détruire mes fondations... mes origines... Aussi tu devras rester mon rêve absolument ! Si je t'appelle, je serai très prudent... Il faut que je me fixe une règle de conduite et m’y tenir à tout prix... Mon rêve ne doit pas se transformer en une histoire simple... et encore moins une si jolie Princesse devenir une banale maîtresse... Quelle horreur !!!. Ce serait insupportable... Brigitte Briot

Peut-être vaut-il mieux ne pas t’appeler... jamais... Mais enfin... je dois savoir pourquoi tu m’as abandonné ?... Comme dans le “Grand bleu” de Besson, je veux aller au bout des choses, je dois voir, je dois savoir... tout savoir.... même s’il y a des risques... même si j’y laisse des plumes... Et puis j’aimerais enfin réussir à te dire “je t’aime “... je voudrais essayer une fois... juste pour voir si j’y arrive enfin...

L’oreille collée au téléphone, j’entends la sonnerie qui chez toi a dù te faire sursauter... mon cœur bat la chamade... le tien très certainement aussi, je n’en doute pas... j’entends presque tes pas... Dans quelques secondes ta si douce voix... je ne peux plus reculer... ma main tremble... L’instant est magique...

Allez Brigitte, décroche le ce téléphone ! ...

vas-y... fais le !...

 

Brigitte Briot mon amour éternel

Page 57

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" le grand jour "

Un chapitre bonus : (demandé par des lecteurs) 

le 7 septembre 2007 / Auriol

                

  J'étais là debout comme un con sur cette place, impatient... trop impatient, puisque je suis arrivé en avance au rendez-vous. Je lui avais acheté une rose rouge ... et je me sentais ridicule avec cette rose rouge à la main. Nous avons attendu longtemps pour ce rendez-vous  ... c'est LE grand rendez-vous de nos vies !
Comme toutes les femmes elle avait du retard ... "ne serre pas trop cette petite rose... elle va finir par flétrir" ... après une demi heure d'attente debout et un peu trop seul sur cette place j'avais l'impression que tout le monde me regardait ! Un "vieux" qui a un rendez-vous galant avec sa rose à la main et qui s'est fait posé un lapin !!! trop drôle ! ... Je désespère ... Peut être que tu te venges parce que je t'ai fait trop attendre en 1974 !!! Alors oui je le mérite bien ! Mais cette attente est un supplice, un doux supplice que je savoure à sa juste valeur ...  trente ans c'est bien long pour un cœur tendre ... et ce sont les dernières minutes, certainement les dernières secondes de ces trente années d'attente ... Elle m'a tellement manqué toute ma vie. Et c'est étrange comme je l'aime.
Enfin la voilà! ... je n'ai pas vu sa voiture arriver ! ... Brigitte est là devant moi au bout de cette place.  Elle avance droit sur moi, la démarche assurée, toujours aussi "classe" elle m'éblouit encore - comme avant ...  J'ai l'impression qu'elle marche au ralenti pour faire durer notre plaisir ... Les yeux dans les yeux je la laisse approcher et savoure l'instant... "Mais bon dieu qu'est ce qu'elle est belle !"...  ... "j'ai l'air d'un con avec ma rose ..."   "jette la par terre derrière ton dos ..."  "non elle l'a vue depuis longtemps et tu auras l'air encore plus con !" Elle avance et ne ralentit pas un instant ... c'est bon signe ! C'est vrai qu'elle est grande... De vieilles images du collège se mélangent à la réalité. Je ne sais plus en quelle année nous sommes ! Mon cœur accélère encore. C'est vraiment elle sur son petit nuage blanc, comme dans ma mémoire ; oui déjà au collège elle ne marchait pas vraiment, elle se déplaçait sur un petit nuage blanc ! Je peux le jurer ! j'ai le cœur qui bat très fort. Alors voyons, on s'embrasse "smac-smac", comme deux vieux amis qui se sont quittés la veille ? ... Non ce n'est pas possible ça  !  Trente ans tout de même ...  j'improviserai ! ... mais vite vite elle est dèjà là, tout près ! Elle est si près ! ça va trop vite ! Alors j'écarte les bras et ... et ... 3, 2, 1  contact. Je resserre les mains sur son dos ... et ... et enfin je la tiens dans mes bras ! ... Brigitte est dans mes bras ! ... Brigitte est dans mes bras ! C'est la première fois !   Je sens son corps contre le mien. Je m'imprègne d'elle ... c'est tellement bon !          Mais j'ai aussi tellement envie de pleurer pour tout le mal que l'on s'est fait ... Alors un frisson fantastique m'électrise le corps tout entier !   Nous sommes enfin réunis... je n'osais plus y croire ! Je l'embrasse trendrement sur la joue ... longuement, trés longuement ... puis ma tête descend sur son épaule... je découvre  son parfum ... c'est un instant délicieux, je veux rester contre elle éternellement et que le temps s'arrête ... que le monde entier se fige... que tout disparaisse autour de nous. Elle et moi - elle et moi - elle et moi et c'est tout ... pour toujours. 

 Je voudrais même mourir à cet instant... avec plaisir !

Brigitte Briot mon amour éternel

Notre_rose

30 longues années d'attente,

pour quelques secondes de bonheur éternel ...

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"La grande exploration"

Automne 2007

Depuis que Brigitte est revenue dans ma vie, je cherche constamment dans mes souvenirs les moments oubliés de ces quelques mois merveilleux passés à ses cotés... c’est vrai que tout est un peu flou dans ma tête... Tout cela est si loin maintenant... Parfois c’est elle qui me rappelle une anecdote... parfois c’est moi... Mon Conscient me l’avait déjà proposé plusieurs fois... et j’avais déjà eu l’occasion de tester ce genre d’expérience... mais cette fois il faut aller jusqu’au bout... sans reculer... Je veux savoir, tout savoir... et comprendre ce malaise que je ressens parfois tout au fond de moi. Le retour de Brigitte me pousse dans ce sens... et la montagne “sainte - Victoire” aussi...  Aux portes de Moi - même, j’hésite une dernière fois... je sais qu’il faudra peut être rompre avec des certitudes... afin de reconstruire autrement. J’entre...

 La première salle est immense... il y a des milliers de choses bien rangées... Je retrouve tout ce qui m’est familier, tous mes proches, et tout ce qui me touche profondément... J‘y trouve même quelques projets abandonnés... comme neufs, prêts à servir de nouveau ! Il y a bien sûr la montagne “sainte - Victoire”... je viens de lui parler... c’est donc elle que je retrouve en premier ! Tout est dans l’ordre, bien rangé... et tout est en couleur... des couleurs bien vives, bien brillantes... c’est facile et on ne risque pas de se perdre... “Je vous attendais”... s’écrie t-on derrière moi ! Je me retourne. C’est ma Timidité !... Elle s’avance vers moi, fière... “Encore toi!” je lui lance d’un ton sec... “Je croyais t’avoir rangée dans un placard beaucoup plus tôt que ça .” “Hé non, mon pauvre Laurent, tu ne t’en rends plus compte mais je suis toujours là !!! bien vivante !... Je n’interviens plus aussi souvent !!! Je t‘ai laissé un peu de liberté... Je suis toujours présente dans ta vie mais avec plus de tact, de discrétion, et de subtilité... Je ne te gène presque plus !... La classe non ?"        “m’ouais... si on veut !”...

Je n’avais pas l’intention de l’emmener avec moi... mais ici on ne choisit pas... ce qui est passé est immuable, gravé à jamais... et les traces sont indélébiles... C’est mon Conscient qui vient de me dicter cette superbe fin de phrase ! en direct !... “OUI” confirme t-il... “mais ce n’est pas de moi !... En avant... il y a beaucoup à voir !...  Ici rien ne me surprend... la mémoire proche, je la connais bien, je m’en sers souvent... Nous essayons donc de passer directement dans la salle suivante... à grands pas. Il faut traverser entièrement cette première salle afin de franchir la porte, loin là bas... tout au fond... mais avant à droite, une voiture, c’est la Porsche de Fabrice ! Des motos, et encore des voitures... c’est le coin “mécanique” par ici ! Et tous ces gens là bas, tous les amis sont là ! Et Christine, elle est partout ! Et Charmelle, et Jéromine... elles sont aussi partout !... oui je sais c’est normal... je les aime.. “Allez on continue !” me dit mon Conscient... ” Nous sommes ici pour remonter jusqu’à ta plus tendre enfance...” Il ne faut pas trainer.

La deuxième salle est tout aussi grande... mais il y a moins de choses... c’est moins dense... et c’est assez mal rangé... Surtout, ce qui me frappe vraiment ce sont les couleurs plutôt pastels... ce n’est qu’une impression ? je ne sais pas... enfin ça se remarque sur les côtés, dans les recoins “Oui... c’est juste” me dit mon Conscient... “tu as raison... c’est à cause de ta Mémoire... c’est elle qui est responsable, mais ne t’inquiètes pas, tout le monde a le même problème !”  “je te fais confiance“... j’ai toujours fait confiance à mon Conscient... il est très fidèle et je n’ai rien à lui reprocher... Oh, voici Olivier... c’est vrai que je ne l’ai pas vu depuis longtemps... Là bas, regardez ! Sur ces grands placards c’est écrit “vacances”... j’ouvre une porte. Certaines étagères sont vides et d’autres bien pleines... Et là sur celle-ci je vois des choses mais toutes sont emmêlées les unes aux autres et puis il y a dessus une belle couche de poussière... Je souffle... la poussière s’envole, les couleurs reprennent vie... Je retrouve des souvenirs oubliés ! C’est vraiment très agréable les souvenirs. Mais pourquoi tant d’étagères vides ? Mon Conscient me regarde droit dans les yeux et me dit : “La mémoire efface les choses inutiles ou futiles... et ne garde que les choses assez belles, ou suffisamment importantes à tes yeux... ou à ton cœur !!! Je croyais que tu le savais pourtant !”... “Oui je le sais... mais quand même je pensais qu’il resterait beaucoup plus de choses... et là je suis un peu déçu...” Mon Conscient renchérit : “Tu aurais dû te retourner plus tôt sur ton passé, et entretenir les souvenirs, les dépoussiérer de temps en temps !... c’est trop tard maintenant... “ Mon cœur se serre... cette richesse est perdue, c’est dommage... Pourquoi je ne me suis jamais retourné ? Je ne sais pas trop... Ma fuite aurait été trop longue ?... J’arrive avec trop de retard... 

A ma gauche la “sainte -Victoire” !. Elle a toujours ses couleurs... tant mieux... Fière au milieu du passage... elle est comme ma colonne vertébrale ! Elle rassure encore... Plus loin je suis heureux de trouver ma soeur... ma soeur de cœur... mais si je vous en ai parlé, elle s’appelait Anne... et voilà comme à chaque fois que je pense à elle et à toutes les bêtises que l’on a fait ensemble, les larmes arrivent... Il faudra m’en excuser... Sa joie de vivre me manque mais j’aime penser à elle le plus souvent possible, grâce à quoi elle garde des couleurs vives et brillantes dans ma mémoire...

Mon Conscient me prend par l’épaule et me pousse vers la salle suivante. On approche... Hé mais c’est fermé !!! Il y a une grille à la place de la porte ! et aussi cette pancarte “Danger” en rouge... Mon Conscient est perplexe... ma Timidité veut que nous abandonnions... bien évidemment !... Mais enfin, c’est chez moi ici ! Je peux aller où je veux, non ?... Si moi je n’entre pas dans cette salle, qui d’autre pourrait le faire ??? “Tu es à la porte de ton enfance ” m’explique mon Conscient, “Et c’est ton INCONSCIENT qui en est le gardien, c’est lui qui règne en maître dans cette partie de toi même !... C’est pour cela qu’il y a beaucoup de danger si tu entres... car tu peux découvrir des choses... comment te dire ?... des choses quoi !!! “ Mon Conscient est un peu gêné.... “Mais tu sais bien que je n’ai pas peur ! je suis un dur à cuire... un costaud !“ Pour franchir cette grille qui est fermée d’un gros cadenas rouillé, je dois me glisser entre deux barreaux... Il faut enlever tout accessoire, tout vêtement, toute carapace, toute protection du corps et de l’esprit, afin de me faire aussi mince que possible... Quelques petites minutes d’effort et je tente le passage... ça marche ! j’entre ! Ce n’était pas si difficile !... La salle est toujours aussi grande mais presque vide ! Comment se fait - il ? Il fait plutôt sombre par ici, on dirait que cet endroit n’a jamais été entretenu... Tout est gris, terne, sauf quelques toutes petites “choses” encore colorées par ci par là... il faut que nos yeux s’habituent à la pénombre... on se croirait dans un vieux grenier.. Nos yeux s’adaptent un peu et ma Timidité éclate de rire en me regardant...”Qu’est-ce que tu as à rire comme ça ?” Elle ne peut pas répondre et continue à rire de plus belle !!! Je baisse le regard vers mon corps... Qu’est ce que c’est que ça ??? Ma peau a disparu et j’ai le corps bleu pâle uni, je touche mon ventre, c’est mou ! c’est tout mou, comme... comme un Glups !... mes bras aussi sont mous... ça voudrait dire que... Non !!! Pas un Glups, je ne veux pas être un Glups !!! Mais bon sang... non ! c’est trop fragile un Glups !!! Ça garde toutes les traces en plus !... Et mon cœur... on dirait... oui c’est... c’est de la guimauve !!! Non non non !... j’avais fait tant d’efforts !!! Je ne veux pas être aussi fragile que ça !!! Je croyais être devenu assez fort avec toutes ces années... Pas un coeur en guimauve !!! Je ne veux pas ça !!! J’étais si ”costaud” !!! Mon conscient me rappelle à l’ordre : “ici on ne choisit pas et les traces sont indélébiles... tu l’as dit tout à l’heure...“ “C’est vrai... mais je pensais vraiment que... enfin quand même ! un cœur en guimauve ! “ Je suis face à ma fragilité... sans protection.

Un peu dépité, dans la pénombre, je scrute les environs... Hé... là bas ! C’est Brigitte à 13 ans ! Regardez ! Pas un brin de poussière ! Elle me tient la porte ! Ses yeux sont bleus... pas n'importe quel bleu... un bleu comment dire... autre, unique... un bleu clair transparent... qu'est-ce qu'elle est belle !!! Qu'est-ce qu'elle est grande aussi... beaucoup plus grande que moi !!! ou est-ce moi qui tout à coup aurait rétréci ?... L’impression est étrange... étrange comme j’ai envie de me mettre à genoux et pleurer à ses pieds... “ Reprends toi donc, s’il te plaît !!! “... Heureusement mon Conscient me secoue... car je resterais bien là... au fond de ma mémoire... pour la serrer enfin très fort dans mes bras... pour l’éternité... pour l'éternité.

“Nous devons explorer plus loin, sauver ce qui peut encore l'être... ” Un tour d’horizon rapide, mais à part Brigitte je ne vois personne d’autre... Juste ce vieux tourne - disques tout gris, là par terre, qui marche encore et qui m’ envoie parfois “Angie” des Stones, mon premier 45 tours... la pochette est encore très colorée car je l’entends souvent sur les ondes... le souvenir est resté... Et c’est encore étrange... cette chanson est un hommage à une très belle femme... Et quoi d’autre ? Seulement des placards... il n’y a que des placards dans cette immense salle vide !... J’ouvre ces lourdes portes anciennes... les unes après les autres... Il n’y a rien !... c’est vide ! Tout est vide ! Mais pourquoi il n’y a rien d’autre ??? C’est mon enfance tout de même ! Pourquoi je ne vois rien ?... Pourquoi tout est vide ? c’est désespérant !!! Mon coeur se serre encore plus fort tout à coup... Il ne me resterait que Brigitte et ce vieux tourne-disques ?...

Papa, Maman, où êtes vous ? Richard tu es là ? Je me sens très seul sans vous... mais où sont-ils ?... Brigitte me parle ?... “Heureusement que tu es là ma Princesse !“ Je comprends alors pourquoi mon premier amour est si présent dans mon coeur malgré tout ce temps... Elle est seule dans la mémoire de mon enfance... et puis elle m’avait écrit ‘je t’aime” 12 fois de suite !... et ... et là, qu’est-ce que c’est ? Cette enveloppe par terre dans la poussière ?... C’est la lettre de Brigitte ? Oh comme j’aimerais la retrouver cette lettre ! Il était moins une... encore un peu et je ne l’aurais jamais aperçue !... ensevelie !... Vite, impatient je souffle toute cette vieille saleté... en vain... il faut frotter avec la paume de la main... ça y est... ça part un peu... mais... c’est mon écriture sur cette enveloppe ! Je frotte encore plus fort !... Son nom et son adresse apparaissent... Ma réponse à sa lettre d’amour ? Elle n’est pas décachetée... mais alors ??? Cela voudrait dire qu’elle ne l’a jamais lue ???... Pourquoi ? mais pourquoi ??? c’est pas vrai !!! ... Brigitte excuses moi, je t’en prie... tu n’as jamais reçu ma lettre ! ... et... et je n’ai pas d’explications ! ...

Maintenant je te comprends :

“Il faudra se pardonner mutuellement... Ni l'un

ni l'autre ne pouvions imaginer que cet amour Brigitte Briot

inachevé nous a imprégné et laissé des traces indélébiles...”

Brigitte, ton mail résonne encore dans ma tête... 


Il faut essayer d’aller encore plus loin... Il y a bien encore quelque chose avant mes 13 ans ! Cherchons encore... Oui par là je devine la DS de Papi avec son beau tissu rouge sur les sièges, il y a Richard qui joue à l’intérieur... la “grande montagne” au loin... tout cela est encore très coloré... Quelle chance nous avons !!! Nous courrons jusqu’à la DS ... C’est bien elle, c’est rassurant... Richard joue avec ses Glups...

J’aimerais bien un jour, connaître enfin mon frère...

Nous scrutons encore la pénombre... Peut-être une ou deux choses à sauver encore... Mais tout autour... là... qu’est ce que c’est ? Ce grand trou ? Cet immense trou tout noir ? C’est incroyable ! Il est tellement immense qu’on ne voit pas l’autre bord là bas... ni le fond... c’est trop noir... et le vent qui tourne à l’intérieur ! j’ai peur... j’ai très peur... Heureusement ma Timidité me tient par l’épaule afin de ne pas tomber dans ce vide... Les pieds au bord du trou, je ne vois pas le fond... C’est vraiment terrifiant... Le voilà donc enfin, ce grand vide que je ressens quand je pense à mon enfance, ce grand vide qui est à coté de moi quand je me sens trop seul, le grand vide qui me poursuit quand je m’ennuie, le grand vide qui fait peur la nuit dans les cauchemars... Ce grand vide que je fuis depuis tant d’années... Je me doutais de certains manques... mais pas ça... Vraiment, j’avais l’espoir de trouver quelque chose... quelque chose d’autre que du vide....

Mon Conscient met quelque temps avant de proposer un début de réponse : “Ici c’est l’Inconscient qui gère ta mémoire... mais je te l’ai dit tout à l’heure ! “  “oui et alors ?”  “Et bien l’Inconscient ne garde que ce qui est bon pour toi ! bon pour ton avenir ! ou pour ta construction... tout le reste est jeté systématiquement ! “ “tu veux dire que... “  “Je veux dire qu’il se débarrasse de tout ce qui ne porte pas d’émotions positives, tout ce qui est trop sombre ou triste... et ne garde que les choses “grandes” ou “belles”... Et oui effectivement nous aurions dù trouver ici de la joie de vivre... du bonheur... des week ends sympas, des jeux en famille, des loisirs, des activités sportives ou culturelles... et aussi des vacances avec tes parents, toutes les vraies valeurs finalement, enfin tout ce qui fait qu'un enfant grandit normalement... qu’un adolescent se structure convenablement.“

“tu veux dire... juste un peu d’attention finalement ?”

“C’est un peu ça... effectivement, mais... moi j'appelle ça de l’Amour tout simplement... Enfin ce qui est certain aujourd’hui, c’est que tu t’es construit tout seul avec un grand vide pour fondations, un grand trou à la place des valeurs familiales et un grand manque à la place de l’Amour.“

Tout s’organise dans ma tête... le puzzle prend forme... toutes les réponses à ces questions récurrentes... Je sais maintenant pourquoi j’ai peur du vide, du noir... pourquoi je n’ai jamais su dire “je t’aime”, pas même à mes enfants... et puis aussi pourquoi je suis si sensible et fragile ou bien encore pourquoi le sentiment d’abandon me fait si peur... et pourquoi je suis plutôt radical dans mes propos... un peu révolutionnaire, provocateur aussi... et le manque de confiance en moi... J’ai même tout à coup les réponses à des questions encore bien plus intimes... Je réfléchis : “Ce n’est pas si grave !... Mes parents m’ont toujours dit que je m’en étais “bien sorti” ... alors si les parents le disent... c’est que c’est vrai !... non ?”

 

Page 69

Heureusement j’ai apporté avec moi les 7 ou 8 photos sépia que j’ai trouvé chez ma mère début Octobre... Je les jette les unes après les autres vers le vent glacial qui tourne indéfiniment dans ce grand vide... Est-ce que ce sera suffisant pour arrêter ce vent froid et combler le manque ?.. Ce sont des photos de moi bébé avec mes parents ou bien avec mon ours en peluche... un bel ours blanc ! Quand j’ai trouvé ces vieilles photographies, j’ai d’abord été surpris... puis très ému... J’ai vu de l’Amour sur ces photos... alors je les ai serrées contre ma poitrine plusieurs minutes. J'aurais voulu les entrer en moi... les ranger dans mon coeur...

Maintenant je sais qu’au début il y avait... un bel ours blanc... Un ours peut-il être “l’origine du monde” ?

Alors y a t-il plusieurs “origines du monde” ?

Un peintre comme Gustave Courbet aurait fait plusieurs esquisses ?

Très certainement oui.

 



Brigitte Briot et Laurent SauvalPage 72

 

Brigitte Briot mon amour éternel

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21 septembre 2011

d'autres textes :

 

Tout de suite là et sans qu'on s'en aperçoive !

Belle, très belle, dès la première seconde
Ravissante et gaie, tu m'as envoûté là de suite.
Instantanée, la foudre est tombée sur nous.
Gauche à 13 ans...  comment faire ?
Impossible trop timide, hypnotisé ?
Trop impressionné par ta beauté.
Tu attends tu désespères je sais j'ai mal
Et pourquoi je ne sais pas dire je t'aime ?

Banale histoire ? vraiment pas si sûr !
Rien ne sera plus jamais comme avant
Impossible de faire marche arrière
Où pars-tu ce jour là sans prévenir ?
Tout de suite, là, notre enfance vient de passer...

Acrostiche / Laurent Sauval / 2009

 Brigitte Briot

portrait BRIGITTE 74

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Du temps... morceaux égarés

Cette année les coquelicots sont en retard
mais comme toujours ils me rappellent notre amour
comme eux, délicat unique fragile et si court
Aussi léger dans la brise que lourd dans mon cœur

Puisque les chansons d'amour ne parlent que de nous
et les coquelicots toujours ne me parleront que de toi
Il faudra bien survivre malgré les lourds regrets
de n'avoir jamais réussi à te dire timidement je t'aime

La vie court court court sans jamais s'arrêter
sur ceux qui avaient besoin d'un peu de temps
pour s'affranchir des longs silences douloureux
qu'il faudra un jour effacer par de douces paroles

Résonneront encore et toujours dans ma tête
les coups violents de cette foudre fatale, totale
qui ont gravé à jamais ton regard dans mon cœur
et unis nos âmes dans l'éternité du premier Amour.

Laurent sauval / mai 2009

à 13 ans les traces sont indélébiles
maintenant nous le savons.
merci Brigitte d'être là... parfois

 

 

Brigitte Briot Ma belle Brigitte Briotmon grand amour

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Brigitte,

Je voulais te dire
toute ma passion
tout mon amour
toutes mes émotions.

Je voulais t'enlever
je voulais t'emmener
au dessus des gens
au dessus du temps.

Je voulais tout te donner
mon amour et mon âme aussi
je voulais te donner ma vie
et t'envelopper de bonheur.

Belle comme une étoile filante
tu as traversé ma vie
lumineuse  radieuse
furtive éphémère.

Comme une étoile filante
rapidement tu as disparu
comme une étoile brillante
tu hantes à jamais ma mémoire

Laurent / 2008

Brigitte Briot mon amour 

mémoire

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Traces d'un premier amour 


C 'est dans la brume de nos souvenirs

juste un peu trop loin derrière nous

dans la profondeur de nos désirs timides 

et sous les traces indélébiles. 


Ton amour s'est égaré au dessus du temps

Mon amour s'est perdu dans l'orage 

Et toute une vie le cœur serré

avec la putain de petite flamme


Comment l'imaginer

si éternel et si pur !

Et la magie de ton regard 

qui souffle sur le feu


Mais la vie laisse notre amour

sur le bas coté de la route

avec les papillons les coquelicots

et nos éphémères rencontres


Grands secrets, petits mensonges

juste être avec toi

juste se tenir par la main

juste te serrer contre mon cœur


ainsi soit-il, Brigitte.


Laurent Sauval / 2007

brigitte_belle

Brigitte Briot

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20 septembre 2011

Bri

Brigitte Briot mon amour éternel

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